Mardi, 4 août 2009 @ 23:07 Vincent
Le fait d’écrire un article à peine rentré d’Electromind et en avoir parlé via Twitter m’ont apporté plus de visiteurs sur ce blog en 2 jours, que lors du dernier mois écoulé. Mon but n’est pas de faire de l’audience à tout prix, mais il faut avouer qu’être lu, cité, retwitté, être bien placé dans Google c’est sympa, et ca montre que mon avis a été entendu.
Du coup je vais en profiter pour éclaircir certains aspects de cette soirée, ayant désormais plus de recul. Je vais tenter de rester le plus objectif possible, sans prendre parti.
Les raisons de l’annulation
Les causes sont évidentes: la pluie et l’absence de protection du matériel technique et des scènes. Je pense qu’à ce niveau là, personne n’a rien à contester. Des amplis sous une averse, ça se termine comme Claude François dans son bain: c’est survolté. D’une, ca finit par griller, de deux, la sécurité des techniciens/artistes n’est plus garantie.
D’après ce que j’ai pu lire dimanche sur Facebook (message d’Aurélie B. qui a aidé à la communication de l’événement), et qui est confirmé dans le Midi Libre, l’absence de protection contre les intempéries était un choix de la part de l’organisation. « Couvrir les quatre scènes, ça coûte 100 à 150 000 €, soit 10 € de plus sur le ticket d’entrée. On n’a pas fait ce choix, ici on est à Montpellier pas à Belfort ». Tel était leur choix.
Aurions nous été prêts à dépenser 10€ de plus pour assister à cette soirée ? Danser sous une pluie fine ça passe. Danser sous un violent orage, c’est déjà moins fun, voir même extrêmement dangereux si la foudre s’abat sur la scène. Quand on voit l’orage qui s’est abattu sur Montpellier et ses environs vers 3h30 du matin, on peut être certain que l’annulation aurait également du avoir à ce moment là, bâche ou pas bâche. Bon je vous l’accorde, à 3h30 du matin, on accepte mieux une annulation qu’à 23h.
En terme de coût à mon avis critiquable, on peut évoquer le stand VIP. Certes on y trouvait des gens ayant payé 90€ leur prévente, mais était-ce vraiment rentable cette « 5ème scène » ? Ou était-ce juste pour donner certains privilèges à certains. J’imagine que les invités presse, les artistes, … y avaient accès et que pour eux ça peut être une source de confort supplémentaire, mais avaient-il besoin de ça.
J’avais un badge presse pour la première édition, et me retrouver à l’écart avait ses avantages aussi.
Le remboursement des billets
Beaucoup se posent la question du remboursement. La promesse faite par les organisateurs de rembourser tout le monde est bien réelle et est en ligne sur le site officiel.
Pour les places achetées sur le réseau Billetel (Fnac, Carrefour…) et sur le réseau Ticketnet (Virgin, Auchan…)
→ Se rendre au point de vente où les billets ont été achetés, remboursement dès le 03/08 au guichet billetterie.
Pour les places achetées sur www.electromind.fr
→ Aucune démarche à faire, les cartes bleues seront recréditées automatiquement.
Pour les places achetées chez Pinguins Record
→ Le disquaire rembourse dès aujourd’hui, sur présentation du billet acheté chez eux.
Pour les places achetées au guichet
→ Envoyer vos billets + nom/prénom/adresse/mail en recommandé avec accusé de réception à l’adresse suivante : AUDITORIUM Espace d’activité La Barthe 34 660 COURNONTERRAL
A réception de vos billets, nous vous ferons parvenir un chèque de remboursement. Pour ceux qui préfèrent un virement, envoyez également votre RIB.
Une Infoline a été mise en place au 04 67 81 41 53 afin de répondre à tout question. Pour ma part, ayant acheté ma place sur le site d’Electromind, j’ai reçu un email m’informant que je serai recrédité sur ma CB.
Ce qui n’est pas indiqué, c’est le remboursement des tickets conso non utilisés. Me concernant, j’ai anticipé le fait qu’ils ne soient pas remboursés et je me suis donc enfilé mes 2 canettes de Dark Dog avant d’avoir à partir. Mais j’imagine que vu l’incitation faite à acheter les tickets pour les bières en lots, certains n’ont pas pu boire leurs 10 bières.
Je ne serai pas choqué d’apprendre que ceux-ci ne seront pas remboursés, néanmoins je partage à 100% l’avis de ceux qui exigent leur remboursement.
On peut également parler des frais annexes occasionnés par chacun pour se rendre au festival (trajet, hôtel/camping, …). Là ça parait logique qu’aucun remboursement n’est envisageable, même si pour ceux qui viennent de loin, ça représente bien plus que le prix du billet.
Les violents débordements
Peut-être que l’organisateur qui a pris la parole n’a pas su se faire comprendre, mais ce qui est certain, c’est qu’un groupe minoritaire de festivaliers n’a pas accepté cette annulation. On peut comprendre leur incompréhension si on se réfère au fait que la pluie s’était arrêtée depuis au moins 20mn, seule la sécurité des artistes et des techniciens a été invoquée, sans vraiment rentrer dans les détails. Ceux-ci auraient éventuellement pu permettre à certains d’accepter plus facilement la décision.
Dans le même ordre d’idée, je suppose qu’à 23h, le dernier bulletin météo annonçait bel et bien l’orage qui s’est abattu sur le site après 3h (je l’ai constaté sur MeteoCiel en rentrant). Les organisateurs le savaient-ils ? Le communiquer aurait-il calmé certains ?
Bref, là on est dans l’inconnu (si jamais des organisateurs passent par ici, je veux bien écouter leur avis)
Concernant les faits, de ma fenêtre, tout ce que j’ai entendu, c’est des gens faire du bruit en tapant sur le bar central. Et une fois qu’il a cédé, c’est parti en sucette avec les jets de bouteilles, pierres, … Que je sache, ça a commencé comme ça. C’est seulement une fois le bar par terre que les agents de sécurité sont intervenus avec les gazeuses (vu sur la vidéo qui traine sur Youtube). Donc qu’on se défende en disant que la sécurité a été violente, a gazé les innocents, je me méfie quelque peu, car quand on est devant le bar qui venait de céder, c’est qu’on est pas si innocent que ça.

© eksyt
Par contre frapper les gens à terre, ça je ne le cautionne pas, coupable ou innocent (on voit un coup inutile à 0:25 de la vidéo). Ce qu’un service de sécurité avait normalement à faire, c’est maîtriser les individus et les sortir du site en les remettant aux forces de l’ordre. Je ne sais pas combien ils étaient, mais je pense en infériorité numérique comparé aux « festivaliers agités ». Encore là je parle sans connaître le métier, mais j’aurai suggéré de les positionner auprès de la foule en anticipation de l’annonce officielle, et ce afin de faire sortir les plus agités.
Ainsi on évite l’effet boule de neige qui font que tout le monde, pas forcément violent à la base, se mette à jeter sa propre pierre.
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Dimanche, 2 août 2009 @ 2:09 Vincent
J’aurai mieux fait de me taire et ne pas en parler. Nous avons vécu un Electromind qui restera dans les annales.
En fin d’après-midi, il a commencé à y avoir de plus en plus de vent, on sentait qu’il faisait humide. Les prévisions météo au pire annonçaient 1mm de pluie, mais restons optimistes. A 21h30 on arrive sur le champ devant le Zénith qui servira de parking (et qui au final s’avère être le meilleur endroit au monde pour être garé). Quelques minuscules gouttes s’écrasent sur le pare-brise. Rien d’inquiétant.
Une dizaine de minutes de queue à l’entrée pour être fouillé, on passe l’épreuve du ticket électronique avec succès et voilà, on découvre les décors de l’édition 2009. Décors franchement très limités, seule la scène principale sort du lot avec un écran géant qui sera sûrement d’une efficacité redoutable. Par contre niveau son, la qualité est au rendez vous sur chaque scène. On fait un peu le tour de celles-ci. Y’a du lourd en DnB et en Hardcore, et puis c’est là que ça commence à pleuviotter. Des fines gouttes qu’on pense qu’elles ne dureront pas. Et pourtant, le phénomène ne fait que prendre de l’ampleur. On change de scène écouter autre chose et petit à petit, mon t-shirt est trempé. La seule solution avant que ca devienne insupportable, est d’attendre au sec, le seul endroit abrité étant les quelques rares stands.

Et là, c’est le drame. La musique des scènes s’arrête d’un côté, puis de l’autre, et au final, plus de musique du tout. L’organisateur prend la parole et tente d’expliquer les faits. Pour des raisons de sécurité pour les techniciens et les artistes, on ne peut pas continuer. Et même si la pluie finit par s’arrêter, ca ne repartira pas. Et là c’est à nouveau le drame, et les gens ne se contentent pas de huer l’organisation et de crier au scandale, non, certains qu’on qualifiera d’indescriptibles (car j’hésite entre « mecs bourrés », « drogués énervés », « casseurs », « cons », si possible le tout réuni) vont faire passer cette soirée du côté obscur.
Ca commence à faire du bruit en tapant sur le bar central. A force ca se déchaine, et le bar disparait en un amas de taule. Des gens s’emparent des tireuses à bière. Les indescriptibles balancent des bouteilles, canettes, pierres sur la sécurité, sur le stand VIP perché en hauteur, … Préférant éviter de prendre une balle perdue, je ne saurai pas tout, mais la sécurité semblait débordée et inefficace (en sous-effectif pour gérer de tels débordements). Je prend les paris en misant sur 0h10 pour le lâcher de grenades lacrymogènes. Le temps de m’enfiler les 2 canettes de Dark Dog pour lesquelles j’avais acheté des tickets (qui eux ne seront sûrement pas remboursés).
On sillonne, on croise des gens dégoûtés par cette annulation, mais qui comme nous sont encore plus attristés par le spectacle qui se déroule sous nos yeux. Ben oui, quel intérêt de jeter des pierres (je ne vous jette pas la pierre Pierre ?), ca ne ramènera pas la soirée. Et même si j’espère avoir tort, vu ce débordement que personne n’avait imaginé, je me demande bien si une prochaine édition sera autorisée l’an prochain. On se souvient tous du scandale créé il y a 3 ans quand RTS organisait un méga concert sur l’Esplanade de l’Europe pour la Fête de la Musique, que des dégradations dans les résidences ont eu lieu, et que le Midi Libre n’a fait qu’un rapide amalgame entre « musiques électroniques », « drogués » et « délinquants ».
Je n’ose même pas imaginer ce qu’on y trouvera dans l’édition de demain matin, mais je pense être proche de la réalité en disant qu’on ne retiendra que les débordements.
La soirée étant de toute façon finie, on s’approche de la sortie. Toujours des cons pour provoquer la sécurité, lesquels finissent par lâcher les chiens sur certains. Ca leur fera pas de mal.
Puis tout d’un coup, rien le droit de dire, une vingtaine d’agents de sécurité ont pour mission de sortir tout le monde du site. Et leurs méthodes sont plus que douteuses, entre certains armés d’un morceau de bois, et celui que je retiendrai de par sa politesse envers des gens qui n’ont rien à se reprocher. Entre un « Dégages de là, casses toi ». Voir un « Ta gueule connard ». Bref, c’est super agréable de se faire jeter comme ça.
Et une fois dehors, c’est aux CRS qu’on a eu droit. Un coup de flashball est parti juste au moment où on sort, de quoi affoler tout le monde. Et on y arrive. Minuit 10 à peine passé, et voilà les lacrymo. C’est bel et bien le moment de partir, en plaignant ceux qui sont sur le parking juste à l’entrée, car en même pas 10mn, j’étais chez moi.
En résumé
Bon, j’ai l’impression de continuellement me répéter, donc pour résumer, je ferai un grand « bouuuuuuuuuuuuuuuuuuh » :
- aux organisateurs, qui malgré l’annonce de la possibilité de pluie, n’ont semble-t-il pas prévu de moyen de mettre à l’abri les DJ’s ainsi que le matériel son et lumières. Si tel avait été le cas, la soirée aurait pu repartir (enfin je crois, après tout je ne suis pas dans les confidences)
- à la sécurité qui n’a pas su garder son calme sur la fin
- et surtout aux abrutis qui se sont défoulés gratuitement et ont donné une triste image de la musique électronique
Et maintenant y’a plus qu’à prendre un bon bain bien chaud, prier pour ne pas s’être trop chopé la crève par le combo T-Shirt mouillé + vent, et demain on verra comment ca se passe pour se faire rembourser la prévente.
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Samedi, 1 août 2009 @ 14:43 Vincent
Je me réveille un peu tard pour écrire un article sur Electromind, mais histoire d’avoir quand même bonne conscience, je le fais avant la soirée, et pas juste après. Donc pour ceux qui aiment les musiques électroniques, ce soir aura lieu la grosse soirée du festival Electromind, édition 2009. Si je dis la grosse soirée, c’est parce que le festival comporte une partie Off, mais le meilleur selon moi est déjà passé: Miss Kittin et The Hacker, en live au Peyrou (photos à venir sous peu).

Bon trêve de bavardages, allons à l’essentiel: le programme.
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Lundi, 27 juillet 2009 @ 23:29 Vincent
Comme chaque année, en marge du Festival Radio France, on trouve le Tohu Bohu, l’étape musique électronique qui occupe la Place Dionysos à l’heure de l’apéro. Et pour donner le top départ, une soirée est organisée en un lieu différent. Jadis effectué sur le site du Pont du Gard, rendez-vous est plutôt donné sur la Plage du Carré Blanc, la paillote des Frères Pourcel à Villeneuve-les-Maguelone.
Au programme musical: les DJ’s d’I Was There, et le Dj/Remixer Tiga. Même si c’est dimanche soir, que je reprend le boulot le lendemain, je me dis que c’est une bonne occasion de finir les congés, alors on va marquer le coup. Comme d’hab, le parking est blindé quand j’y suis arrivé à 23h, mais bonne nouvelle, le son à l’air sympa. Je termine ma Leffe et direction le dancefloor, et là je suis horriblement déçu par la qualité de l’installation sonore. Les aigus sont excécrables. Tellement forts selon les endroits que ca fait mal aux oreilles, mais après avoir fait le tour, je me mets devant au milieu pour que ca passe. Et puis c’est le bon endroit pour faire des photos.

Alors I Was There, c’est 2 Dj’s qui n’ont pas du tout la tête de l’emploi, mais qui savent mettre l’ambiance de par une sélection très dancefloor mais sans tomber dans le commercial. Je ne connaissais pas, et je suis convaincu. Ensuite pour Tiga, pas de grosse surprise, son style est un peu dans cette lignée, très orienté dancefloor. Il nous a fait l’honneur de quelques-uns de ses titres mais abus.

Et reprise du boulot oblige, je pars un peu avant la fin pour ne pas avoir à subir les embouteillages sur le parking.
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Samedi, 25 juillet 2009 @ 0:23 Vincent
Comme rappelé plusieurs fois, mercredi soir c’était le concert de Prodigy et Birdy Nam Nam dans les Arènes de Nimes.
Etant toujours en congés, j’ai pu prendre mon temps pour m’y rendre, trouvant 1h avant le début du concert, déjà un peu de monde sans doute aussi impatient que moi de s’extasier sur les derniers titres de ces 2 artistes qui, le temps d’un concert, se marient à merveille.

J’en profite pour demander à la sécurité si les appareils photos sont autorisés dedans, et petit lol: « Oui, les numériques, pas les gros trucs », « A ben le mien il est numérique, mais il a un gros truc ^^ ». Bon ben loupé, j’ai plus qu’à le mettre dans la voiture garée à 270m de là. Le temps d’attraper un jambon-beurre à côté.
Si j’avais si, j’aurai embarqué mon vieux Canon A40 avec moi. Dommage, faudra vous contenter des photos de l’extérieur des arènes.

Le temps de s’installer dans les tribunes, finalement bien positionné par rapport à la scène, on commence par une bonne bière bien fraiche. Avant l’effort, le réconfort. 19h30 tout rond, c’est Dj Garfield qui commence à chauffer la foule. Très éclectique dans sa sélection, y’en a pour tous les gouts, ca passe bien, et on est unanimes, c’est mieux que le warmup des Daft Punk y’a 2 ans. Une bonne heure de mix plus tard, c’est au tour de la machine Birdy Nam Nam, et là ce fut ultime tout le long. Ils jouent grosso modo les titres de leur dernier album, le tout revisité, avec une énergie décuplée et une ambiance du feu de Dieu. Et ça se termine avec un The Parachute Ending d’une violence inoïe, faisant l’unanimité. Ça c’est de l’atterrissage.
[youtube Gf8VBHR1ODI]
Le temps d’une entracte musicale permettant aux techniciens d’installer tout le matos, et c’est les Prodigy qui déboulent sur scène. Le combat est quelque peu le même, leurs titres prennent une dimension qu’on ne retrouvera jamais sur un CD tellement leur présence sur scène fait partie du spectacle. Musicalement, on a droit aux plus énergiques titres du dernier album, mais aussi aux anciens qui sont inévitables tellement ca envoie du lourd, entre Breathe, Out of Space, Voodoo People et l’envoutant Smack my bitch up où tout le monde a été contraint de s’assoir
[youtube TZuOSJZKKIg]
Et je tiens à décerner à Prodigy le record du monde du nombre de « fucking » en moins de 5mn.
Bref, un superbe concert, vécu pleinement, tellement que j’ai pas réussi à m’endormir en rentrant \o/
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